Tout ce qui suit concerne Peptide. Nous restons clairs, nous nous appuyons sur la littérature et distinguons ce qui est solide de ce qui reste ouvert.
À jour au 2026-07-07. Les chiffres et descriptions suivent la littérature publiée, pas le matériel promotionnel.
Déçu par le manque de coopération des Britanniques et isolé au sein de son état-major, Canrobert abandonna le commandement des troupes françaises à Aimable Pélissier le 16 mai. Ce dernier, réputé pour sa fermeté, était résolu à concentrer tous ses efforts sur la prise de Sébastopol et une offensive fut planifiée contre les positions russes au sud-est. Les Français devaient prendre le Mamelon-Vert, une colline fortifiée, où se trouvait une redoute. Cette dernière était située à l'extérieur des murs de la ville et protégeait la tour Malakoff et son puissant bastion, de 150 mètres de large sur 350 de profondeur dominant le port. La cible des Britanniques était les Carrières qui abritaient également une redoute protégeant le Grand Redan.
Sources : fr.wikipedia.org
L'attaque débuta le 7 juin après une préparation d'artillerie d'une journée. Menée par les zouaves, l'infanterie française prit d'assaut le Mamelon-Vert sous un feu nourri et entreprit d'escalader les murs de la redoute. Les combats à l'intérieur se firent au corps à corps, et la fortification changea d'occupants à plusieurs reprises durant la journée. Les Britanniques affrontèrent les mêmes difficultés dans les Carrières, mais, lorsque la dernière contre-attaque russe fut repoussée, le matin du 8 juin, les Alliés contrôlaient les deux positions. L'assaut avait fait plusieurs milliers de victimes dans les deux camps, mais la prise de Malakoff et du Grand Redan annonçaient des pertes encore plus lourdes. En effet, les assaillants devraient progresser sur plusieurs centaines de mètres à découvert, dans un terrain difficile avant de déployer leurs échelles sur les murs des fortifications, de vaincre les défenseurs et de repousser les contre-attaques russes ; les Français s'attendaient ainsi à ce que la moitié des attaquants soient tués avant même d'atteindre la fortification. Le matin du 18 juin, les vagues de fantassins français et britanniques furent décimées par les Russes, qui s'attendaient à une telle attaque, et s'étaient préparés en conséquence. L'assaut tourna rapidement au désastre et les pertes s'élevèrent à un millier d'hommes pour les Britanniques et à près de 6 000 pour les Français.
Sources : fr.wikipedia.org
Déjà affecté par les critiques concernant sa gestion de la campagne et souffrant de dysenterie, Le général britannique lord Raglan développa une dépression après ce fiasco, et mourut du choléra dix jours plus tard, le 28 juin ; William John Codrington lui succéda à la tête des troupes britanniques dans la péninsule. Après l'échec des assauts contre Malakoff et le Grand Redan, le siège reprit son cours avec ses duels d'artillerie et ses travaux de terrassement, mais le pessimisme gagna les troupes alliées, qui craignaient de devoir passer un second hiver sur place. L'épuisement entraîna des troubles, que les soldats qualifièrent de « folie des tranchées » aujourd'hui désignés sous l'expression de syndromes de stress post-traumatique. La situation des 75 000 Russes assiégés par 100 000 Français, 45 000 Britanniques, 15 000 Sardes et 7 000 Ottomans n'était pas meilleure. À la fin du printemps, les Alliés attaquèrent et occupèrent temporairement le détroit de Kertch et le Fort de Kertch à l'est de la Crimée, où se trouvaient d'importants dépôts de ravitaillement et de munitions. Cela provoqua de nombreuses pénuries chez les défenseurs ; les artilleurs reçurent ainsi l'ordre de ne tirer qu'un seul obus pour quatre tirés par les Alliés, tandis que les rations russes étaient divisées par deux. Le moral des troupes fut également affecté par la perte de leurs deux principaux commandants : Totleben fut grièvement blessé, lors d'un bombardement le 22 juin, et Nakhimov fut mortellement blessé par balle le 28 juin.
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Il devenait évident que Sébastopol ne pourrait plus résister très longtemps et Alexandre II ordonna une ultime offensive pour rompre le siège. Le général Mikhaïl Gortchakov, qui avait succédé à Menchikov, après son échec contre Eupatoria en janvier, décida sans grand espoir d'attaquer les positions franco-sardes au sud-est le long de la Tchernaïa afin de réduire l'approvisionnement en eau des Alliés, et de menacer leur flanc oriental. Profitant du brouillard matinal du 17 août, 58 000 soldats russes s'approchèrent du pont de Traktir, enjambant la rivière, mais le manque de coordination entre les unités et l'inexpérience des troupes fit que l'attaque tourna rapidement au fiasco. Sans le soutien de l'artillerie ou de la cavalerie, les fantassins furent décimés par les tirs alliés et, s'ils parvinrent à s'emparer des premières lignes françaises, il devint clair que l'attaque avait échoué. Quand Gortchakov ordonna le repli, peu après 10 h, les pertes russes s'élevaient à 2 273 tués, 4 000 blessés et plus de 1 800 disparus, dont la plupart avaient profité du chaos pour s'enfuir ou déserter ; de leur côté, les Alliés perdirent 1 800 hommes sur 18 000 Français et 9 000 Sardes. La bataille de la Tchernaïa scella le destin de Sébastopol et les Russes se préparèrent à l'évacuer ; un pont flottant de 960 mètres de long en travers de la rade fut ainsi achevé le 27 août.
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